Violences sexuelles contre des mineures à Kasenyi : une grave violation des droits humains

Par: activiste Kansemire Byaruhanga

Un acte d’une extrême gravité a récemment été signalé dans le village de Kasenyi, en Ituri. Trois filles mineures âgées de 12, 13 et 15 ans auraient été victimes de violences sexuelles commises par des miliciens locaux, alors qu’elles se trouvaient au marché du village, où elles vendaient de petits produits alimentaires, notamment des beignets, pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Des enfants ciblées dans un espace public

Selon les informations recueillies, les filles ont été prises pour cibles dans un lieu censé être public et sécurisé. Le marché, qui représente pour de nombreuses familles un espace de survie économique, est devenu le théâtre d’une atteinte grave à l’intégrité physique et psychologique d’enfants.

Le fait que les victimes soient mineures rend ces actes encore plus graves au regard du droit congolais et du droit international.

Une violation flagrante des droits humains

Les violences sexuelles contre des enfants constituent :

une violation du droit à la dignité humaine,

une atteinte au droit à la protection de l’enfance,

un crime puni par la loi congolaise,

et un crime reconnu par les conventions internationales, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant.

L’implication présumée de groupes armés ou miliciens locaux s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité persistante en Ituri, où les civils — et particulièrement les femmes et les enfants — paient le plus lourd tribut.

Conséquences pour les victimes

Les violences sexuelles laissent des séquelles profondes, à la fois physiques, psychologiques et sociales. Pour des enfants, ces traumatismes peuvent compromettre :

leur scolarité,

leur santé mentale,

leur intégration sociale,

et leur avenir.

La stigmatisation et la peur de représailles empêchent souvent les familles de dénoncer les faits, ce qui renforce l’impunité.

Appel à la justice et à la protection

Face à cette situation, il est impératif que :

les autorités locales et judiciaires ouvrent des enquêtes indépendantes et poursuivent les responsables,

les forces de sécurité assurent la protection des populations civiles, en particulier dans les lieux publics comme les marchés,

les organisations de défense des droits humains et les acteurs humanitaires apportent un soutien médical, psychologique et juridique aux victimes,

des mesures concrètes soient prises pour prévenir les violences sexuelles et protéger les enfants en zones de conflit.

Briser le silence

Le silence autour des violences sexuelles est une seconde violence. Défendre les droits humains, c’est écouter les victimes, les protéger et exiger justice. Les enfants de Kasenyi ont droit à la sécurité, à la dignité et à un avenir sans peur.

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