L’activiste Shabani Chantal Marie.
Une nouvelle crise humanitaire et sécuritaire secoue Shabunda, où 86 jeunes filles mineures ont été enrôlées de force par des combattants Wazalendo et soumises à des violences sexuelles. Ces violations graves surviennent dans un contexte de recrudescence des combats entre les FARDC et les rebelles de l’AFC-M23.
20 novembre Les rebelles de l’AFC-M23 prennent les villages de Kimbili et Nyalubemba dans le groupement Bamuguba Sud. Quatre jours avant Conquête du village Maimingi, première percée dans un territoire épargné.
Ces attaques ont entraîné le déplacement de 1 769 ménages, fuyant vers le nord (Isezya, Lutika, Kiluma, Mitala et Kigulube). D’autres se sont réfugiés en brousse, dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable ni assistance humanitaire.
Malgré la gravité des faits, très peu de mesures concrètes sont engagées pour assurer la protection de ces adolescentes ni pour engager des poursuites contre les auteurs.
Intensifier la protection dans les zones de combat.
Mettre en place des mécanismes pour les filles enlevées.
Documenter les crimes sexuels pour traduire les responsables en justice.
Garantir l’aide médicale, psychologique et humanitaire.
L’avancée de l’AFC-M23 à Shabunda illustre une extension inquiétante du conflit à de nouveaux territoires du Sud-Kivu. Ces zones, hors de contrôle, continuent de payer le prix de l’impunité et de la guerre.
Chaque voix compte. Soutenez les organisations locales et internationales qui luttent contre ces atrocités. Ensemble, nous pouvons faire la différence et apporter un peu d’espoir aux victimes.
Cet article vise à sensibiliser à la détresse des victimes et à dénoncer les violations systématiques des droits humains qui ne sauraient rester ignorées. La communauté internationale doit agir.